Odes et poésies diverses Victor HUGO Littérature|Envois d'auteurs, dédicaces,Littérature|Éditions originales
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"Le premier recueil d'Hugo offert à son maître | Pelicier | Paris 1822 | 10 x 15.50 cm | relié | Edition originale devenue rare selon Clouzot. Gardes partiellement ombrées, rousseurs éparses, claires auréoles en marges supérieures droites de certains feuillets. Reliure en demi basane fauve, dos lisse comportant d'habiles restaurations, plats de papier marbré, première garde partiellement ombrée, modeste reliure de l'époque (le plus souvent simplement relié à l'époque cf. Clouzot). Rarissime et touchant envoi autographe signé de Victor Hugo, âgé de vingt ans, sur son premier recueil poétique : "A mon cher et respectable monsieur de la Rivière. Hommage de profond et reconnaissant attachement. Victor." * Le poète se souviendra sa vie durant avec tendresse et révérence de ce " vieux prêtre " (Les Rayons et les Ombres), auquel il avait déjà dédié son tout premier succès à seulement quinze ans, le poème sur le Bonheur que procure l étude (1817) qui lui valut une distinction au concours de l Académie française. Présence déterminante et bienveillante des jeunes années de " l enfant sublime ", M. de la Rivière a grandement contribué à l éclosion de son précoce talent, et l a initié aux joies de la poésie des Anciens et même de la poésie en général, car il était connu pour versifier à ses heures perdues. Victor Hugo demeurera auprès de son cher instituteur pendant près de six ans, de février-avril 1809 à février 1815. Pendant son interruption lors du voyage de la famille Hugo en Espagne, entre 1811-1812, il garda précieusement le Tacite qu il lisait avec lui, désormais conservé dans sa maison de la place des Vosges. Le jeune Victor y avait inscrit le nom de la Rivière. Sur la décision de sa mère, farouche partisane de l éducation libre, " [Hugo] entre à l âge de sept ans dans son " école de la rue Saint-Jacques où un brave homme et une brave femme enseignaient aux fils d'ouvriers la lecture, l'écriture et un peu d'arithmétique. Le père et la mère Larivière, comme les appelaient les écoliers, méritaient cette appellation par la paternité et la maternité de leur enseignement [ ] Ce Larivière, du reste, était un homme instruit et qui eût pu être mieux que maître d'école. Il sut très bien, quand il le fallut, enseigner aux deux frères le latin et le grec. C'était un ancien prêtre de l'Oratoire. La Révolution l'avait épouvanté, et il s'était vu guillotiné s'il ne se mariait pas ; il avait mieux aimé donner sa main que sa tête. Dans sa précipitation, il n'était pas allé chercher sa femme bien loin ; il avait pris la première qu'il avait trouvée auprès de lui, sa servante " (Victor Hugo raconté par un Témoin de sa Vie, tome I, pp. 51-52.) Enseignant bien loin des institutions officielles, le père Larivière ou M. de la Rivière, ou encore même l abbé La Rivière comme l appellera Hugo dans Actes et Paroles, reste un personnage peu connu. On a même pensé que cet homme avait été créé de toutes pièces par Hugo. Après avoir accueilli Victor-Marie et son frère Eugène dans son école rue Saint-Jacques, il leur donna directement cours chez leur mère aux Feuillantines. Ces années demeurèrent à jamais pour Hugo une période idyllique, qu il résumera dans ce charmant et célèbre tableau : "J eus dans ma blonde enfance, hélas! trop éphémère, / Trois maîtres: - un jardin, un vieux prêtre et ma mère". Après le cocon des Feuillantines, les frères Hugo furent enlevés à leur mère le 13 février 1815, victimes des dissensions conjugales entre le général et sa femme. Conduit à la pension Cordier-Decotte pour préparer l école Polytechnique, Hugo en gardera un misérable souvenir : " Ni Cordier ni Decotte, mais encore moins le second, n auront la confiance et la sympathie du jeune Victor, et ils ne seront pas des intercesseurs intellectuels comme avait su l être le modeste Père Larivière. " (Mireil
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